Multiwinia

Comme j’ai beaucoup aimé la version solo Darwinia, je n’ai pas hésité à acheter l’édition limitée de Multiwinia.
Niveau goodie, y’a pas à se plaindre : un livret d’artworks montrant le moteur à différentes étapes du développement, deux darwiniens en mousse (vert et bleu dans mon cas), des affichettes au format carte postale qui ne servent à rien et le contenant, une boîte en alu suffisamment grande pour contenir du A4.
A l’intérieur : Darwinia et Multiwinia.
Chouette, moi qui n’ai pas encore reçu le Darwinia que j’avais acheté chez eux en début d’année… mais je les ai contacté, et ils ont répondu qu’ils finiraient par l’envoyer.

Donc.
Vu que je n’avais pas installé Darwinia sous Windows, je tente depuis le CD : erreur à l’installation.
Ça commence bien.
Je downloade l’installeur depuis leur site : lui fonctionne.
Un patch par-dessus, et hop.

Alors soit, j’ai accès à l’installeur sur leur site parce que j’ai acheté le pack Uplink+Darwinia+Defcon à part… mais si ma seule commande avait été Multiwinia, j’aurais dû pirater le jeu pour pouvoir l’installer.

Je reprends mes sauvegardes sur ma partition ReiserFS (« ReiserFS, un système de fichier de tueur !« ) et je teste : bon, ça au moins ça marche.

Au tour de Multiwinia. Lui s’installe correctement, c’en est limite suspect.
Mais au lancement… diablerie !
On me demande une CD-Key. Une CD-Key bordel !
Et à votre avis, elle se trouve dans le boîtier ? Bah non. Sur le CD ? Grands fous.
Elle se trouve sur notre compte dans la boutique en ligne d’Introversion Software.
En fait c’est sans doute comme Defcon, mais vu que je l’ai toujours pas reçu, je ne vais pas dire qu’il n’y a aucune CD-Key dans le boîtier si c’est le cas, même si j’en doute fort.

Une fois entrée, la clé est vérifiée en ligne à chaque lancement du jeu.
Encore, qu’elle soit vérifiée une fois en ligne et qu’ils nous foutent la paix, d’accord… qu’elle soit vérifiée à chaque jeu en ligne ça me semble logique aussi… mais à chaque lancement du jeu, c’est un peu fort, ça rend le solo dépendant de leurs serveurs, et ça ressemble à du sale DRM.
Super pratique quand on a une coupure d’Internet et qu’on se dit « je vais taper du Darwinien pour faire passer le temps ».

Une fois la mauvaise surprise passée, les menus… mais c’est quoi ce bordel !
On dirait un truc pour utilisateurs de Gnome neuneus !
Et on ne peut même pas personnaliser l’assignement des touches…

Dans la partie, les joueurs de Darwinia s’y retrouveront vite.
Mais adieu l’approche « le moins de pertes possible » de Darwinia !
Là, faut souvent y aller en envoyant un bon paquet de troupes en se disant qu’il y aura forcément des pertes. On s’y fait.

À la fin de la partie, je me disais « bon, contrairement à Defcon où tout se passe sur une map unique sans scénario, ici on a en solo des maps bien définies… il va enregistrer les scores ? ».
Bah non.
Tant pis si on effectue des parties épiques : il faudra penser à faire un screenshot à la fin pour faire perdurer le souvenir.

En multijoueurs : quelques serveurs.
On dirait que personne ne veut prendre le risque d’en lancer, pas même le développeur : vu que ça semble fonctionner sur le mode « un serveur ne dure qu’une partie », évidemment…
Et comme en général je déteste jouer contre des gens (je perds toujours, c’est pas amusant du tout, et comme je le disais l’autre jour sur IRC, « au moins quand on perd contre l’IA on peut se dire qu’il n’y a pas un connard satisfait à l’autre bout du monde qui se fout de notre gueule ») (quoique, j’aimais bien le multijoueur de TFC, FLF, Sven Co-Op et UT2004), je n’ai pas tenté ce mode.
(ouais, je suis aussi du genre à jouer aux MMORPG comme si c’étaient juste des grands RPG, en loup solitaire)
Et apparemment, il n’y a pas de version Linux de Multiwinia.
J’achetais leurs jeux en bonne partie pour les soutenir, mais si ils se mettent à faire du Windows+DRM, bah je doute que je continue.

Conclusion : en « STR bourrin basique », c’est du bon.
D’ailleurs, autant j’ai horreur des STR, autant j’aime bien les *winia.
Mais au final je ne jouerai probablement plus jamais à Multiwinia : le solo est sous-développé au point où c’en est une plaisanterie et je ne veux pas entendre parler du multi.
Note d’aigri-man : 04/10.

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